le contexte de la dépendance

01 janvier 2017
Femke Bannink Femke Bannink

Dans l’étude de Femke Bannink-Mbazzi « Insertion sociale, Soins, Sécurité et Implication des enfants souffrant du Spina Bifida : Perspectives en Ouganda », on peut, entre autres choses, lire : « Au niveau familial, l’aide aux enfants atteints de spina bifida est importante. Ce soutien peut se concrétiser à travers des groupements familiaux (en lieu et place des parents eux-mêmes), au sein desquels on trouve les grands-parents, les frères et sœurs, d’autres membres de la famille ainsi que des aides familiales. » Les conclusions de l’étude soulignent l’importance que présente l’amélioration des soins de longue durée pour notre groupe-cible en Afrique. Child Help a rendu ce programme possible financièrement. Nos félicitations au Docteur Femke ! Le 15 décembre 2016, Femke Bannink – Mbazzi défendait sa thèse « Insertion sociale, Soins, Sécurité et Implication des enfants souffrant de Spina Bifida : Perspectives en Ouganda » à l’Université de Gent, Faculté de Psychologie et Sciences pédagogiques : département de recherche « Etudes du Handicap ». Femke réside et travaille en Ouganda depuis 2003 ; elle exerce comme psychologue libérale, formatrice et consultante. Elle travaille auprès d’adultes et d’enfants déficients, tant mentalement que physiquement. Depuis 2009, Femke s’investit dans les programmes menés par IF en Afrique de l’Est. Child Help a financé une partie de ses études. Entre 2011 et 2016, Femke a observé et questionné - dans 4 régions de l’Ouganda - 139 enfants souffrant de spina bifida, ainsi que leurs familles. Les conclusions montrent comment l’échange de soins traditionnels et médicaux, la pauvreté locale, le recours à Ubuntu et l’aide apportée par des tiers influent sur le développement et l’insertion des enfants. Les soins, la chirurgie, la physiothérapie et l’accès aux remèdes sont indispensables aux enfants. Bien que par ces moyens on contribue à l’insertion des enfants, une mutation sociale est aussi nécessaire. Cela débute à la maison, là où les enfants se sentent en sécurité, où ils peuvent se développer, avant de pouvoir s’intégrer dans leur quartier, à l’école et dans la sphère publique. Plutôt que se focaliser sur les droits de l’enfant en termes d’autonomie et de participation, l’étude préconise de mettre l’accent sur le renforcement des droits de l’enfant sous l’angle de la dépendance et de la pauvreté, et des systèmes de soins qui en découlent. Communiquer, informer la population sur le Spina Bifida est indispensable si l’on veut changer les comportements et permettre aux enfants de s’intégrer dans leur vie quotidienne. Des visites à domicile et un suivi de l’enfant dans son milieu sont des pratiques déterminantes pour améliorer mobilité et soins. A l’école, il importe d’informer autour du handicap et des limitations cognitives afférentes. Des méthodes pédagogiques simples et peu coûteuses peuvent être employées afin de promouvoir l’insertion sociale. Il faut impliquer les enfants dans la classe et proposer des perspectives d’enseignement en groupe, suivant différents niveaux d’apprentissage. A l’échelle nationale, il s’agit d’assurer le suivi des enfants, ainsi que la mise en œuvre concrète de la Convention relative aux droits des personnes handicapées. Une attention plus particulière doit être portée aux enfants et aux familles du Nord de l’Ouganda, où l’on rencontre les problèmes d’insertion les plus notables. Le complément en acide folique de la nourriture traditionnelle, la formation du personnel médical et l’amélioration de la distribution de compléments d’acide folique dans les hôpitaux et dispensaires locaux apparaissent indispensables en matière de prévention. Des adaptations de la politique publique de santé doivent être réalisées afin de dégager des moyens financiers et du personnel, et ainsi dispenser aux enfants les soins nécessaires. Ces soins pourraient dès lors être fournis de façon efficiente et à des coûts abordables. Il faut encore que soit mise en place une collaboration avec les organismes privés proposant des services spécialisés, afin de combler le fossé qui demeure aujourd’hui entre les soins publics et les soins privés. Au regard des objectifs de l’EFA (Education for All) et des directives établissant la protection des enfants, il est temps pour les ministères de la santé, de l’enseignement et du développement social de veiller à ce que ces lignes directrices soient mises en application pour les enseignants, le personnel médical et les travailleurs sociaux. L’insertion sociale et les soins afférents font intégralement partie de la lutte contre la pauvreté.

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